Vous excuserez le médiocre jeux de mot, mais inspirée par mon amie Wi, j'ai également ajouté un filtre à commentaires.
Comprenez, j'en avions ras la soupière de recevoir des paragraphes entiers de "zw¬¬¢£@£²³³¼" et autres simagrées issues de la quatrième dimension.
En espérant ne pas vous décourager de me laisser vos commentaires et impressions.
Cyber-chassemoustiquement vôtre,
Truly yours (j'ai un faible pour c'te tournure)
Élisou
lundi 22 février 2010
vendredi 19 février 2010
Jell-O vert, coco Cadbury et autres blessures infantiles
Dans l'ancien temps (lire, quand mon père était petit, années 40 et quelques), la tradition voulait que les enfants passent les derniers à table lors de rassemblements familiaux. Du moins dans sa famille à lui.
Les personnes âgées avaient droit au premier choix, puis les adultes et finalement, la marmaille. Je ne peux m'empêcher de trouver ça complètement, mais alors là terriblement stupide. Juste à voir l'attitude de Babou quand elle doit patienter 22 secondes, le temps de réchauffer son plat, je me dis que ce devait être infernal de faire se languir quoi, 20 ou 30 bambinos pour le simple principe hiérarchique d'usage à l'époque. Et par surcroît, cette tradition douteuse a perduré jusqu'à ma tendre enfance. Conséquemment, j'en ai aussi été victime...
Toujours est-il que lors d'un de ces banquets arriva un événement qui marqua mon père à jamais. Sur la table des desserts, un bol de Jell'O vert. Lui qui ne connaissait alors que les versions rouge ou orange en a été renversé (mon père, pas le Jell'O). Il fallait qu'il y goûte là, maintenant.
Passent d'abord les papis et mamies. Puis les parents, oncles, tantes et autres grandes personnes. À chaque fois, le pauvre bol de Jell'O vert se vidait à une vitesse inquiétante. Mon père eut beau invoquer tous les saints du ciel pour avoir droit à une part, si infime soit-elle, évidemment, rendu au tour des gamins, c'en était finito banana du Jell'O vert. Plus une satanée trace dans le bol. Déception, consternation, désillusion pour mon papa. Depuis ce jour, chaque fois qu'il a à choisir la couleur d'un bonbon, d'un suçon, d'un jujube, devinez sur quelle couleur/saveur il jette son dévolu...
Vous allez me dire qu'il y pire drame dans une vie. J'allais justement enchaîner avec ma propre déviance issue d'une aussi terrible déception de jeunesse.
La coupable : ma mère. Qui n'a jamais, je dis bien, jamais voulu m'acheter le moindre oeuf fondant Cadbury. JAMAIS! Dès la fin janvier, la télé nous mitraillait de petit lapin qui pond des cocos en chocolat, sur un air subliminal de danse des canards. Eh bien rien à faire, pas moyen de goûter à ces /$%!|!"/ d'oeufs fondants.
C'est dire si je suis rentrée à tombeau ouvert dans le rack à cocos fondants à mon arrivée au Cégep, début de ma vie en appartement.
Presque 15 ans plus tard, chaque année, je m'inflige ce traitement printanier en guise d'anti-carême. Mon carême à moi a duré 18 ans. 18 calendriers sans oeufs fondants.
Le pire étant que la chose est sucrée à lever le coeur.
On panse comme on le peut ses blessures d'enfance...
Les personnes âgées avaient droit au premier choix, puis les adultes et finalement, la marmaille. Je ne peux m'empêcher de trouver ça complètement, mais alors là terriblement stupide. Juste à voir l'attitude de Babou quand elle doit patienter 22 secondes, le temps de réchauffer son plat, je me dis que ce devait être infernal de faire se languir quoi, 20 ou 30 bambinos pour le simple principe hiérarchique d'usage à l'époque. Et par surcroît, cette tradition douteuse a perduré jusqu'à ma tendre enfance. Conséquemment, j'en ai aussi été victime...
Toujours est-il que lors d'un de ces banquets arriva un événement qui marqua mon père à jamais. Sur la table des desserts, un bol de Jell'O vert. Lui qui ne connaissait alors que les versions rouge ou orange en a été renversé (mon père, pas le Jell'O). Il fallait qu'il y goûte là, maintenant.
Passent d'abord les papis et mamies. Puis les parents, oncles, tantes et autres grandes personnes. À chaque fois, le pauvre bol de Jell'O vert se vidait à une vitesse inquiétante. Mon père eut beau invoquer tous les saints du ciel pour avoir droit à une part, si infime soit-elle, évidemment, rendu au tour des gamins, c'en était finito banana du Jell'O vert. Plus une satanée trace dans le bol. Déception, consternation, désillusion pour mon papa. Depuis ce jour, chaque fois qu'il a à choisir la couleur d'un bonbon, d'un suçon, d'un jujube, devinez sur quelle couleur/saveur il jette son dévolu...
Vous allez me dire qu'il y pire drame dans une vie. J'allais justement enchaîner avec ma propre déviance issue d'une aussi terrible déception de jeunesse.
La coupable : ma mère. Qui n'a jamais, je dis bien, jamais voulu m'acheter le moindre oeuf fondant Cadbury. JAMAIS! Dès la fin janvier, la télé nous mitraillait de petit lapin qui pond des cocos en chocolat, sur un air subliminal de danse des canards. Eh bien rien à faire, pas moyen de goûter à ces /$%!|!"/ d'oeufs fondants.
C'est dire si je suis rentrée à tombeau ouvert dans le rack à cocos fondants à mon arrivée au Cégep, début de ma vie en appartement.
Presque 15 ans plus tard, chaque année, je m'inflige ce traitement printanier en guise d'anti-carême. Mon carême à moi a duré 18 ans. 18 calendriers sans oeufs fondants.
Le pire étant que la chose est sucrée à lever le coeur.
On panse comme on le peut ses blessures d'enfance...
vendredi 12 février 2010
Une fée de logis qui porte la barbe : pourquoi pas?!
Je retourne au boulot dans deux semaines, après un long et extraordinaire arrêt de plus d'un an, pour la plus belle cause qui soit : Babou.
J'ai l'air zen comme ça, mais ce fait résulte d'un tiraillement, que dire, d'une valse-hésitation qui aura duré plus de deux mois. Y retourné-je ou pas? Garderie, oui ou merde? Maman à la maison? Travailleuse à temps partiel? Contractuelle? Garderie à deux jours semaine?
Aucune de ces réponses. Finalement, c'est Papa qui sera maintenant préposé au fourneau, au ménage, au lavage, au changement de couches, aux comptines pré et post siestes, aux collations am/pm, aux promenades de fin de journée, à l'épicerie, au pelletage de cour. Préposé à la vie familiale quoi!
Dans deux semaines, c'est maman qui donnera le petit bain de Babou. Qui franchira la porte à 8 h le matin, le coeur gros et fébrile, pour ne revenir que vers 17 h. Qui regardera avec un brin d'envie la complicité naissante entre un père et sa fillette.
L'entreprise où travaille le papa de Babou est d'une souplesse inespérée : un congé sans solde de six mois accordé avec enthousiasme (je répète, avec ENTHOUSIASME!) nous aura finalement permis de trancher pour ce chemin si peu fréquenté.
Papa ira bientôt prendre des marches avec mes copines encore en congé de maternité. Il m'appellera au travail pour me demander où sont les mitaines de Babou. Si elle peut maintenant manger des oeufs entiers. S'il est normal qu'elle ne veule pas dormir plus de 30 minutes le matin. Si on peut lui donner du Tempra si on pense qu'elle souffre du dentier.
Ça va me manquer, ce quotidien paisible mais accaparant. Répétitif, mais tout de même si valorisant. D'un autre côté, je suis heureuse de retrouver un défi intellectuel et une vie sociale plus effervescente.
C'est décidé : je retourne au boulot. J'ai l'esprit tranquille, c'est papa qui veillera au grain.
J'ai l'air zen comme ça, mais ce fait résulte d'un tiraillement, que dire, d'une valse-hésitation qui aura duré plus de deux mois. Y retourné-je ou pas? Garderie, oui ou merde? Maman à la maison? Travailleuse à temps partiel? Contractuelle? Garderie à deux jours semaine?
Aucune de ces réponses. Finalement, c'est Papa qui sera maintenant préposé au fourneau, au ménage, au lavage, au changement de couches, aux comptines pré et post siestes, aux collations am/pm, aux promenades de fin de journée, à l'épicerie, au pelletage de cour. Préposé à la vie familiale quoi!
Dans deux semaines, c'est maman qui donnera le petit bain de Babou. Qui franchira la porte à 8 h le matin, le coeur gros et fébrile, pour ne revenir que vers 17 h. Qui regardera avec un brin d'envie la complicité naissante entre un père et sa fillette.
L'entreprise où travaille le papa de Babou est d'une souplesse inespérée : un congé sans solde de six mois accordé avec enthousiasme (je répète, avec ENTHOUSIASME!) nous aura finalement permis de trancher pour ce chemin si peu fréquenté.
Papa ira bientôt prendre des marches avec mes copines encore en congé de maternité. Il m'appellera au travail pour me demander où sont les mitaines de Babou. Si elle peut maintenant manger des oeufs entiers. S'il est normal qu'elle ne veule pas dormir plus de 30 minutes le matin. Si on peut lui donner du Tempra si on pense qu'elle souffre du dentier.
Ça va me manquer, ce quotidien paisible mais accaparant. Répétitif, mais tout de même si valorisant. D'un autre côté, je suis heureuse de retrouver un défi intellectuel et une vie sociale plus effervescente.
C'est décidé : je retourne au boulot. J'ai l'esprit tranquille, c'est papa qui veillera au grain.
mercredi 10 février 2010
Larmes de cinéphile
Je ne pleure pas facilement devant un film. Ou peut-être devrais-je plutôt dire, avant, je ne pleurais pas facilement au cinoche ou dans mon salon.
Bah si, les scènes cultes m'ont fait tordre quelques mouchoirs. L'enterrement de Cléo, dans la Guerre des tuques, la détresse de Ponette qui essaie de déterrer la tombe de sa maman. Et si vous voulez vraiment, immanquablement me voir m'effondrer de chagrin, assoyez-moi devant Cinéma Paradiso, et je vous sanglote ça a mari usque ad mare. Les classiques quoi.
Je n'étais tellement pas du genre à m'éponger les quenoeuils devant un bon film qu'enfant, puis adolescente, je me moquais de ma mère qui avait la larme facile.
Ça, c'était avant le 11 mars 2009. Avant d'être maman.
Depuis que Babou est entrée dans ma vie, c'est comme si un grand pan de sensibilité avait remplacé mon stoïcisme cinématographique. La moindre émotion portée à l'écran, je la ressens à la puissance mille. Quand, en plus d'être triste, l'histoire concerne un ou des enfants, là madame, les larmes se bousculent au portillon. Mon coeur se brise en milliards de miettes. Je me cache les yeux, me tords et me mords les mains.
C'est que dans chaque minois défait, dans chaque sanglot infantile, je vois le visage et les larmes de ma propre progéniture. Je suis incapable de ne pas imaginer ma poupette plongée au coeur de la tragédie. Et ça m'est carrément insupportable.
Ça me console que mon homme vive la même chose. On est beaux à voir, tous les deux, avec nos quatre yeux tuméfiés qui regardent défiler les génériques.
Ça doit être ça aussi, être parent.
Bah si, les scènes cultes m'ont fait tordre quelques mouchoirs. L'enterrement de Cléo, dans la Guerre des tuques, la détresse de Ponette qui essaie de déterrer la tombe de sa maman. Et si vous voulez vraiment, immanquablement me voir m'effondrer de chagrin, assoyez-moi devant Cinéma Paradiso, et je vous sanglote ça a mari usque ad mare. Les classiques quoi.
Je n'étais tellement pas du genre à m'éponger les quenoeuils devant un bon film qu'enfant, puis adolescente, je me moquais de ma mère qui avait la larme facile.
Ça, c'était avant le 11 mars 2009. Avant d'être maman.
Depuis que Babou est entrée dans ma vie, c'est comme si un grand pan de sensibilité avait remplacé mon stoïcisme cinématographique. La moindre émotion portée à l'écran, je la ressens à la puissance mille. Quand, en plus d'être triste, l'histoire concerne un ou des enfants, là madame, les larmes se bousculent au portillon. Mon coeur se brise en milliards de miettes. Je me cache les yeux, me tords et me mords les mains.
C'est que dans chaque minois défait, dans chaque sanglot infantile, je vois le visage et les larmes de ma propre progéniture. Je suis incapable de ne pas imaginer ma poupette plongée au coeur de la tragédie. Et ça m'est carrément insupportable.
Ça me console que mon homme vive la même chose. On est beaux à voir, tous les deux, avec nos quatre yeux tuméfiés qui regardent défiler les génériques.
Ça doit être ça aussi, être parent.
lundi 8 février 2010
Ne m'aidez surtout pas, monsieur!
Samedi était une bien mauvaise journée pour se rendre compte que mon homme avait perdu son permis de conduire. Par chance, il y a CAA. Malheureusement, la moitié de la ville était au CAA ce dernier samedi avant-midi.
Topo : mauvaise nuit pour Babou, réveil bieeeeeeeen avant le chant du coq. Je dois presque me concentrer pour me rappeler comment respirer. Bref, un samedi matin nul.
On décide quand même d'aller chercher cet enfoiré de permis de conduire temporaire. Habille Babou, attache Babou dans l'auto. Je conduis. Monsieur rouspète parce que je ne conduis pas comme lui. Respiration profonde de la conductrice.
Arrive au CAA. Détache Babou, entre dans le bureau, ou plutôt, essaie de frayer un chemin dans la foule, on se croirait au Centre Bell un soir de Céline Dion (même si ma foi, je n'y jamais mis les pieds, j'imagine que ça doit ressembler à ça!).
Constatant la cohue, je décide de rebrousser chemin et d'aller fouiner dans la boutique pour enfants de l'autre côté de la rue.
Deux hommes d'âge semi-mûr se rencontrent au même moment, devant la sortie évidemment. "Ah bon, tu vas faire un autre beau voyage, hahaha, blablabla". Toujours devant la porte sont-ils.
Dans mes bras :
-une immense sacoche qui me glisse sur l'épaule
-un bébé rembourré dans un habit d'hiver dans lequel elle a trop chaud
Dans ma bouche :
-une branche de mes lunettes fumées
-quelques jurons
Dans ma face :
- un pas de sourire
Et ça jase, et ça reste devant la porte, ignorant ma détresse. Je leur fonce presque dessus pour qu'ils se tassent, ce que l'un deux finit par faire. Pendant une demi-seconde, j'ai cru qu'après s'être finalement enlevé de mon chemin, le gentil monsieur attentionné m'ouvrirait la porte.
Non, finalement. Je me suis dépêtrée toute seule. Quand je suis revenue de la boutique d'en face, z'étaient encore là à jacasser. Et ne m'ont pas plus ouvert la porte.
Bonyenne, je vais commencer à me prendre pour la femme invisible!
Une question demeure. Courtoisie, où étais-tu en ce samedi matin, certes nul, mais durant lequel j'aurais tant eu besoin de toi?
PS / Au moment du drame, je portais une tuque pour cacher ma chevelure hirsute, un manteau d'hiver doudoune noir rendu blanc d'avoir frotté sur l'auto affreusement sale qui est la nôtre. Les bras pleins de bébé et de trousse de survie de maman, l'oeil cerné des mauvais jours. Une autre question se pose donc : si j'avais plutôt été en bikini, les deux bras chargés de gentils punchs tropicaux, ces honnêtes citoyens m'aurait-il davantage cédé le passage?
Topo : mauvaise nuit pour Babou, réveil bieeeeeeeen avant le chant du coq. Je dois presque me concentrer pour me rappeler comment respirer. Bref, un samedi matin nul.
On décide quand même d'aller chercher cet enfoiré de permis de conduire temporaire. Habille Babou, attache Babou dans l'auto. Je conduis. Monsieur rouspète parce que je ne conduis pas comme lui. Respiration profonde de la conductrice.
Arrive au CAA. Détache Babou, entre dans le bureau, ou plutôt, essaie de frayer un chemin dans la foule, on se croirait au Centre Bell un soir de Céline Dion (même si ma foi, je n'y jamais mis les pieds, j'imagine que ça doit ressembler à ça!).
Constatant la cohue, je décide de rebrousser chemin et d'aller fouiner dans la boutique pour enfants de l'autre côté de la rue.
Deux hommes d'âge semi-mûr se rencontrent au même moment, devant la sortie évidemment. "Ah bon, tu vas faire un autre beau voyage, hahaha, blablabla". Toujours devant la porte sont-ils.
Dans mes bras :
-une immense sacoche qui me glisse sur l'épaule
-un bébé rembourré dans un habit d'hiver dans lequel elle a trop chaud
Dans ma bouche :
-une branche de mes lunettes fumées
-quelques jurons
Dans ma face :
- un pas de sourire
Et ça jase, et ça reste devant la porte, ignorant ma détresse. Je leur fonce presque dessus pour qu'ils se tassent, ce que l'un deux finit par faire. Pendant une demi-seconde, j'ai cru qu'après s'être finalement enlevé de mon chemin, le gentil monsieur attentionné m'ouvrirait la porte.
Non, finalement. Je me suis dépêtrée toute seule. Quand je suis revenue de la boutique d'en face, z'étaient encore là à jacasser. Et ne m'ont pas plus ouvert la porte.
Bonyenne, je vais commencer à me prendre pour la femme invisible!
Une question demeure. Courtoisie, où étais-tu en ce samedi matin, certes nul, mais durant lequel j'aurais tant eu besoin de toi?
PS / Au moment du drame, je portais une tuque pour cacher ma chevelure hirsute, un manteau d'hiver doudoune noir rendu blanc d'avoir frotté sur l'auto affreusement sale qui est la nôtre. Les bras pleins de bébé et de trousse de survie de maman, l'oeil cerné des mauvais jours. Une autre question se pose donc : si j'avais plutôt été en bikini, les deux bras chargés de gentils punchs tropicaux, ces honnêtes citoyens m'aurait-il davantage cédé le passage?
vendredi 8 janvier 2010
La concubine en combines
J'aime beaucoup quand des visiteurs rebondissent à l'improviste sur mon tapis d'entrée. N'ai aucun problème, moi, à ouvrir ma porte toute grande à quiconque passe devant chez moi sans s'annoncer et s'y arrête.
Ceux qui me connaissent savent que c'est à leur risque et péril. Plus souvent qu'autrement, il règne comme une ambiance de restant de tempête dans la salle à manger, l'endroit où l'on s'installe pour placoter, mes invités-surprise et moi. Parfois aussi, de jolis minous de poussière roulent leur bosse sur le plancher, à travers les jouets de Babou.
Le lit dans notre chambre est souvent défait. Et, depuis que Babou a découvert le pouvoir attractif des tiroirs, il y a toujours des tas de petits vêtements qui traînent sur le sol de sa chambre. Bon, vous voyez le tableau, si vous venez chez nous pour voir si mon ménage tient plus qu'une demi-journée, pas la peine de vous déplacer car la réponse est malheureusement non. Et sommes toutes, je vis bien avec ça.
Toutefois, là où une certaine pudeur me saisit, c'est quand on me surprend dans mon accoutrement hivernal fétiche. La combine.
Depuis qu'on se les gèle et ce, jusqu'à l'arrivée des hirondelles, ne soyez pas surpris de me voir tout de chienne à Jacques vêtue si vous vous pointez par chez nous sans crier gare. J'arbore quasi quotidiennement l'hideux sous-vêtement long qui m'empêche de me transformer en Ice Pack quand je sors prendre l'air avec mon Babou.
Même mon homme, qui est capable d'en prendre côté musée vestimentaire des horreurs, ne sait trop quoi penser de sa douce qui vaque joyeusement à ses tâches maternelles en Louis Garneau marine-moussu-qui-pochent-au-derrière. Il ne faut plus tellement avoir d'orgueil, direz-vous, pour oser se pavaner ainsi, même devant ses proches.
Eh bien vous n'avez pas tout à fait tort. Ce à quoi je vous répondrai que du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé le port controversé de la combine. Du haut de mes 3 ou 4 ans, photos à l'appui, je passais la moitié de mes hivers en "cannessons".
Ceci étant dit, je suis, comme qui dirait, capable du pire et du meilleur en matière de fringues. Depuis qu'on me verse des prestations de RQAP, c'est vrai, je bats des records, car à mon avis rien n'éponge mieux un régurgit et une flaque de salive qu'un polar moche et trop grand.
Au lieu de faire tout un plat de mon discutable accoutrement, l'homme de la maison et moi avons choisi de tourner le tout à la dérision. Je suis désormais sa concubine en combines.
Fin du coming out de linge laitte.
Que ceux qui n'ont pas une seule loque défraîchie, un seul haillon dans lequel ils aiment se réfugier par temps froid me jettent la première pierre.
Ceux qui me connaissent savent que c'est à leur risque et péril. Plus souvent qu'autrement, il règne comme une ambiance de restant de tempête dans la salle à manger, l'endroit où l'on s'installe pour placoter, mes invités-surprise et moi. Parfois aussi, de jolis minous de poussière roulent leur bosse sur le plancher, à travers les jouets de Babou.
Le lit dans notre chambre est souvent défait. Et, depuis que Babou a découvert le pouvoir attractif des tiroirs, il y a toujours des tas de petits vêtements qui traînent sur le sol de sa chambre. Bon, vous voyez le tableau, si vous venez chez nous pour voir si mon ménage tient plus qu'une demi-journée, pas la peine de vous déplacer car la réponse est malheureusement non. Et sommes toutes, je vis bien avec ça.
Toutefois, là où une certaine pudeur me saisit, c'est quand on me surprend dans mon accoutrement hivernal fétiche. La combine.
Depuis qu'on se les gèle et ce, jusqu'à l'arrivée des hirondelles, ne soyez pas surpris de me voir tout de chienne à Jacques vêtue si vous vous pointez par chez nous sans crier gare. J'arbore quasi quotidiennement l'hideux sous-vêtement long qui m'empêche de me transformer en Ice Pack quand je sors prendre l'air avec mon Babou.
Même mon homme, qui est capable d'en prendre côté musée vestimentaire des horreurs, ne sait trop quoi penser de sa douce qui vaque joyeusement à ses tâches maternelles en Louis Garneau marine-moussu-qui-pochent-au-derrière. Il ne faut plus tellement avoir d'orgueil, direz-vous, pour oser se pavaner ainsi, même devant ses proches.
Eh bien vous n'avez pas tout à fait tort. Ce à quoi je vous répondrai que du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé le port controversé de la combine. Du haut de mes 3 ou 4 ans, photos à l'appui, je passais la moitié de mes hivers en "cannessons".
Ceci étant dit, je suis, comme qui dirait, capable du pire et du meilleur en matière de fringues. Depuis qu'on me verse des prestations de RQAP, c'est vrai, je bats des records, car à mon avis rien n'éponge mieux un régurgit et une flaque de salive qu'un polar moche et trop grand.
Au lieu de faire tout un plat de mon discutable accoutrement, l'homme de la maison et moi avons choisi de tourner le tout à la dérision. Je suis désormais sa concubine en combines.
Fin du coming out de linge laitte.
Que ceux qui n'ont pas une seule loque défraîchie, un seul haillon dans lequel ils aiment se réfugier par temps froid me jettent la première pierre.
lundi 4 janvier 2010
Bilan, réflexions, résolutions
Bien que notre temps des fêtes fut, je le répète, relativement paisible, simple et reposant, force est d'admettre que reprendre la vie normale nous fera à tous les trois le plus grand bien. Soupe aux légumes et pelletage de cour à l'appui.
D'abord, mon homme et moi avons encore cette année évité de justesse le diabète de type 2. Fidèles à nous-mêmes, nous avons presque chaque jour cédé au harcèlement des chocolats, beignes, sucre à la crème, galettes à la mélasse, doigts de dame, tartes au sucre-pommes-érable-dattes, rochers à la guimauve, jelly beans, jujubes et tout autre cauchemar du Guide alimentaire canadien. Heureusement que nous maintenons le cap sur la santé les onze autres mois de l'année, car notre dentiste pourrait aisément prendre sa retraite à 32 ans si tel était notre style de vie quotidien...
L'étoile du match revient cette année à notre belle Babou. Babou, qui, je le précise, a appris à faire ses nuits et ses siestes toute seule à peine 2-3 semaines avant les grands bouleversements du temps de fêtes. Cette merveilleuse enfant nous a, en général, agréablement surprise en faisant de très bonnes nuits et des siestes plutôt réussies même ailleurs que chez nous. Tout cela en perçant deux nouvelles dents et en ayant attrapé le même rhube que son papa. Bon, il y a certainement eu au moins deux nuits où je l'aurais vendue à rabais au Boxing Day, mais compte tenu des circonstances, elle a relevé le défi haut la main!
À l'aube de 2010, je me laisse donc aller à ce petit bilan d'une année passée au fast forward :
-Ciel, 2009 est-elle déjà derrière nous!?
-Il y a un an, j'avais des papillons dans le ventre en pensant au 15 mars. Cette année, le papillon finalement né le 11 mars se promène à quatre pattes, a six dents et possède les plus beaux yeux de l'univers. Après ma dernière contraction, j'ai cligné des yeux et déjà, ma petite fille a presque 10 mois. Affolant.
-Ce faisant, je me surprends chaque jour en tant que maman. Mot qui résonne bougrement bien dans mes oreilles, ceci dit. J'étais, à pareille date l'an dernier, absolument incapable de me projeter dans mon futur rôle matriarcal. Pas trop mal pour une débutante, avoué-je humblement.
-Quelqu'un connaît le truc pour avoir de belles plantes d'intérieur ET un beau bébé propre, épanoui, bien nourri et en santé? La liste des décès et des amputations s'allonge tristement ici...
-Mon couple se porte à merveille. La venue du petit Jésus-Babou parmi nous a tricoté des mailles encore plus serrées entre son papa et moi. Perspective réjouissante! Puisse l'année qui s'en vient continuer ainsi!
-Je n'ai pas encore trouvé de garderie. Pardon, je devrais plutôt dire : je n'ai pas encore CHERCHÉ de garderie. Un emploi intéressant pourrait débloquer pour moi début mars. Remous, interrogations, anticipation. À suivre.
-Les rénos n'ont pas avancé d'une miette pendant tout le temps des fêtes. Notre cave, pas tout à fait terminée d'isolée, est une véritable passoire à air frette. Un morceau de robot pour les deux maîtres en environnement que nous sommes.
-Le logement en haut de notre duplex est encore vacant. Partagés sommes-nous entre la jouissance paisible des lieux et l'hypothèque franchement salée que nous assumons seuls. À qui la chance (personnes saines d'esprit, manifestez vous!).
-En 2009, j'ai dit adieu à la myopie, j'ai réglé plusieurs dossiers latents qui me chicotaient psychologiquement, et, la veine, je n'ai jamais été aussi mince. Contre toute attente, la maternité me réservait d'agréables surprises sur le plan physique. Yé!
-Peut-être est-ce le fait de ne pas avoir travaillé depuis décembre 2008, mais la diplômée en rédaction que je suis fait d'atroces erreurs de français et doit tout relire quatre fois ce qu'elle écrit pour ne pas crever de honte.
-En 2007, j'amorçais la rédaction d'un essai. Ma résolution était donc fort à propos : cesser la procrastination. Trois ans plus tard, je me donne encore environ 9/10. C'est la seule résolution que j'ai prise dans ma vie. Ça peut paraître peu ambitieux, mais au moins, je la respecte!
Une heureuse année je nous souhaite!
D'abord, mon homme et moi avons encore cette année évité de justesse le diabète de type 2. Fidèles à nous-mêmes, nous avons presque chaque jour cédé au harcèlement des chocolats, beignes, sucre à la crème, galettes à la mélasse, doigts de dame, tartes au sucre-pommes-érable-dattes, rochers à la guimauve, jelly beans, jujubes et tout autre cauchemar du Guide alimentaire canadien. Heureusement que nous maintenons le cap sur la santé les onze autres mois de l'année, car notre dentiste pourrait aisément prendre sa retraite à 32 ans si tel était notre style de vie quotidien...
L'étoile du match revient cette année à notre belle Babou. Babou, qui, je le précise, a appris à faire ses nuits et ses siestes toute seule à peine 2-3 semaines avant les grands bouleversements du temps de fêtes. Cette merveilleuse enfant nous a, en général, agréablement surprise en faisant de très bonnes nuits et des siestes plutôt réussies même ailleurs que chez nous. Tout cela en perçant deux nouvelles dents et en ayant attrapé le même rhube que son papa. Bon, il y a certainement eu au moins deux nuits où je l'aurais vendue à rabais au Boxing Day, mais compte tenu des circonstances, elle a relevé le défi haut la main!
À l'aube de 2010, je me laisse donc aller à ce petit bilan d'une année passée au fast forward :
-Ciel, 2009 est-elle déjà derrière nous!?
-Il y a un an, j'avais des papillons dans le ventre en pensant au 15 mars. Cette année, le papillon finalement né le 11 mars se promène à quatre pattes, a six dents et possède les plus beaux yeux de l'univers. Après ma dernière contraction, j'ai cligné des yeux et déjà, ma petite fille a presque 10 mois. Affolant.
-Ce faisant, je me surprends chaque jour en tant que maman. Mot qui résonne bougrement bien dans mes oreilles, ceci dit. J'étais, à pareille date l'an dernier, absolument incapable de me projeter dans mon futur rôle matriarcal. Pas trop mal pour une débutante, avoué-je humblement.
-Quelqu'un connaît le truc pour avoir de belles plantes d'intérieur ET un beau bébé propre, épanoui, bien nourri et en santé? La liste des décès et des amputations s'allonge tristement ici...
-Mon couple se porte à merveille. La venue du petit Jésus-Babou parmi nous a tricoté des mailles encore plus serrées entre son papa et moi. Perspective réjouissante! Puisse l'année qui s'en vient continuer ainsi!
-Je n'ai pas encore trouvé de garderie. Pardon, je devrais plutôt dire : je n'ai pas encore CHERCHÉ de garderie. Un emploi intéressant pourrait débloquer pour moi début mars. Remous, interrogations, anticipation. À suivre.
-Les rénos n'ont pas avancé d'une miette pendant tout le temps des fêtes. Notre cave, pas tout à fait terminée d'isolée, est une véritable passoire à air frette. Un morceau de robot pour les deux maîtres en environnement que nous sommes.
-Le logement en haut de notre duplex est encore vacant. Partagés sommes-nous entre la jouissance paisible des lieux et l'hypothèque franchement salée que nous assumons seuls. À qui la chance (personnes saines d'esprit, manifestez vous!).
-En 2009, j'ai dit adieu à la myopie, j'ai réglé plusieurs dossiers latents qui me chicotaient psychologiquement, et, la veine, je n'ai jamais été aussi mince. Contre toute attente, la maternité me réservait d'agréables surprises sur le plan physique. Yé!
-Peut-être est-ce le fait de ne pas avoir travaillé depuis décembre 2008, mais la diplômée en rédaction que je suis fait d'atroces erreurs de français et doit tout relire quatre fois ce qu'elle écrit pour ne pas crever de honte.
-En 2007, j'amorçais la rédaction d'un essai. Ma résolution était donc fort à propos : cesser la procrastination. Trois ans plus tard, je me donne encore environ 9/10. C'est la seule résolution que j'ai prise dans ma vie. Ça peut paraître peu ambitieux, mais au moins, je la respecte!
Une heureuse année je nous souhaite!
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