J'aime beaucoup quand des visiteurs rebondissent à l'improviste sur mon tapis d'entrée. N'ai aucun problème, moi, à ouvrir ma porte toute grande à quiconque passe devant chez moi sans s'annoncer et s'y arrête.
Ceux qui me connaissent savent que c'est à leur risque et péril. Plus souvent qu'autrement, il règne comme une ambiance de restant de tempête dans la salle à manger, l'endroit où l'on s'installe pour placoter, mes invités-surprise et moi. Parfois aussi, de jolis minous de poussière roulent leur bosse sur le plancher, à travers les jouets de Babou.
Le lit dans notre chambre est souvent défait. Et, depuis que Babou a découvert le pouvoir attractif des tiroirs, il y a toujours des tas de petits vêtements qui traînent sur le sol de sa chambre. Bon, vous voyez le tableau, si vous venez chez nous pour voir si mon ménage tient plus qu'une demi-journée, pas la peine de vous déplacer car la réponse est malheureusement non. Et sommes toutes, je vis bien avec ça.
Toutefois, là où une certaine pudeur me saisit, c'est quand on me surprend dans mon accoutrement hivernal fétiche. La combine.
Depuis qu'on se les gèle et ce, jusqu'à l'arrivée des hirondelles, ne soyez pas surpris de me voir tout de chienne à Jacques vêtue si vous vous pointez par chez nous sans crier gare. J'arbore quasi quotidiennement l'hideux sous-vêtement long qui m'empêche de me transformer en Ice Pack quand je sors prendre l'air avec mon Babou.
Même mon homme, qui est capable d'en prendre côté musée vestimentaire des horreurs, ne sait trop quoi penser de sa douce qui vaque joyeusement à ses tâches maternelles en Louis Garneau marine-moussu-qui-pochent-au-derrière. Il ne faut plus tellement avoir d'orgueil, direz-vous, pour oser se pavaner ainsi, même devant ses proches.
Eh bien vous n'avez pas tout à fait tort. Ce à quoi je vous répondrai que du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé le port controversé de la combine. Du haut de mes 3 ou 4 ans, photos à l'appui, je passais la moitié de mes hivers en "cannessons".
Ceci étant dit, je suis, comme qui dirait, capable du pire et du meilleur en matière de fringues. Depuis qu'on me verse des prestations de RQAP, c'est vrai, je bats des records, car à mon avis rien n'éponge mieux un régurgit et une flaque de salive qu'un polar moche et trop grand.
Au lieu de faire tout un plat de mon discutable accoutrement, l'homme de la maison et moi avons choisi de tourner le tout à la dérision. Je suis désormais sa concubine en combines.
Fin du coming out de linge laitte.
Que ceux qui n'ont pas une seule loque défraîchie, un seul haillon dans lequel ils aiment se réfugier par temps froid me jettent la première pierre.
vendredi 8 janvier 2010
lundi 4 janvier 2010
Bilan, réflexions, résolutions
Bien que notre temps des fêtes fut, je le répète, relativement paisible, simple et reposant, force est d'admettre que reprendre la vie normale nous fera à tous les trois le plus grand bien. Soupe aux légumes et pelletage de cour à l'appui.
D'abord, mon homme et moi avons encore cette année évité de justesse le diabète de type 2. Fidèles à nous-mêmes, nous avons presque chaque jour cédé au harcèlement des chocolats, beignes, sucre à la crème, galettes à la mélasse, doigts de dame, tartes au sucre-pommes-érable-dattes, rochers à la guimauve, jelly beans, jujubes et tout autre cauchemar du Guide alimentaire canadien. Heureusement que nous maintenons le cap sur la santé les onze autres mois de l'année, car notre dentiste pourrait aisément prendre sa retraite à 32 ans si tel était notre style de vie quotidien...
L'étoile du match revient cette année à notre belle Babou. Babou, qui, je le précise, a appris à faire ses nuits et ses siestes toute seule à peine 2-3 semaines avant les grands bouleversements du temps de fêtes. Cette merveilleuse enfant nous a, en général, agréablement surprise en faisant de très bonnes nuits et des siestes plutôt réussies même ailleurs que chez nous. Tout cela en perçant deux nouvelles dents et en ayant attrapé le même rhube que son papa. Bon, il y a certainement eu au moins deux nuits où je l'aurais vendue à rabais au Boxing Day, mais compte tenu des circonstances, elle a relevé le défi haut la main!
À l'aube de 2010, je me laisse donc aller à ce petit bilan d'une année passée au fast forward :
-Ciel, 2009 est-elle déjà derrière nous!?
-Il y a un an, j'avais des papillons dans le ventre en pensant au 15 mars. Cette année, le papillon finalement né le 11 mars se promène à quatre pattes, a six dents et possède les plus beaux yeux de l'univers. Après ma dernière contraction, j'ai cligné des yeux et déjà, ma petite fille a presque 10 mois. Affolant.
-Ce faisant, je me surprends chaque jour en tant que maman. Mot qui résonne bougrement bien dans mes oreilles, ceci dit. J'étais, à pareille date l'an dernier, absolument incapable de me projeter dans mon futur rôle matriarcal. Pas trop mal pour une débutante, avoué-je humblement.
-Quelqu'un connaît le truc pour avoir de belles plantes d'intérieur ET un beau bébé propre, épanoui, bien nourri et en santé? La liste des décès et des amputations s'allonge tristement ici...
-Mon couple se porte à merveille. La venue du petit Jésus-Babou parmi nous a tricoté des mailles encore plus serrées entre son papa et moi. Perspective réjouissante! Puisse l'année qui s'en vient continuer ainsi!
-Je n'ai pas encore trouvé de garderie. Pardon, je devrais plutôt dire : je n'ai pas encore CHERCHÉ de garderie. Un emploi intéressant pourrait débloquer pour moi début mars. Remous, interrogations, anticipation. À suivre.
-Les rénos n'ont pas avancé d'une miette pendant tout le temps des fêtes. Notre cave, pas tout à fait terminée d'isolée, est une véritable passoire à air frette. Un morceau de robot pour les deux maîtres en environnement que nous sommes.
-Le logement en haut de notre duplex est encore vacant. Partagés sommes-nous entre la jouissance paisible des lieux et l'hypothèque franchement salée que nous assumons seuls. À qui la chance (personnes saines d'esprit, manifestez vous!).
-En 2009, j'ai dit adieu à la myopie, j'ai réglé plusieurs dossiers latents qui me chicotaient psychologiquement, et, la veine, je n'ai jamais été aussi mince. Contre toute attente, la maternité me réservait d'agréables surprises sur le plan physique. Yé!
-Peut-être est-ce le fait de ne pas avoir travaillé depuis décembre 2008, mais la diplômée en rédaction que je suis fait d'atroces erreurs de français et doit tout relire quatre fois ce qu'elle écrit pour ne pas crever de honte.
-En 2007, j'amorçais la rédaction d'un essai. Ma résolution était donc fort à propos : cesser la procrastination. Trois ans plus tard, je me donne encore environ 9/10. C'est la seule résolution que j'ai prise dans ma vie. Ça peut paraître peu ambitieux, mais au moins, je la respecte!
Une heureuse année je nous souhaite!
D'abord, mon homme et moi avons encore cette année évité de justesse le diabète de type 2. Fidèles à nous-mêmes, nous avons presque chaque jour cédé au harcèlement des chocolats, beignes, sucre à la crème, galettes à la mélasse, doigts de dame, tartes au sucre-pommes-érable-dattes, rochers à la guimauve, jelly beans, jujubes et tout autre cauchemar du Guide alimentaire canadien. Heureusement que nous maintenons le cap sur la santé les onze autres mois de l'année, car notre dentiste pourrait aisément prendre sa retraite à 32 ans si tel était notre style de vie quotidien...
L'étoile du match revient cette année à notre belle Babou. Babou, qui, je le précise, a appris à faire ses nuits et ses siestes toute seule à peine 2-3 semaines avant les grands bouleversements du temps de fêtes. Cette merveilleuse enfant nous a, en général, agréablement surprise en faisant de très bonnes nuits et des siestes plutôt réussies même ailleurs que chez nous. Tout cela en perçant deux nouvelles dents et en ayant attrapé le même rhube que son papa. Bon, il y a certainement eu au moins deux nuits où je l'aurais vendue à rabais au Boxing Day, mais compte tenu des circonstances, elle a relevé le défi haut la main!
À l'aube de 2010, je me laisse donc aller à ce petit bilan d'une année passée au fast forward :
-Ciel, 2009 est-elle déjà derrière nous!?
-Il y a un an, j'avais des papillons dans le ventre en pensant au 15 mars. Cette année, le papillon finalement né le 11 mars se promène à quatre pattes, a six dents et possède les plus beaux yeux de l'univers. Après ma dernière contraction, j'ai cligné des yeux et déjà, ma petite fille a presque 10 mois. Affolant.
-Ce faisant, je me surprends chaque jour en tant que maman. Mot qui résonne bougrement bien dans mes oreilles, ceci dit. J'étais, à pareille date l'an dernier, absolument incapable de me projeter dans mon futur rôle matriarcal. Pas trop mal pour une débutante, avoué-je humblement.
-Quelqu'un connaît le truc pour avoir de belles plantes d'intérieur ET un beau bébé propre, épanoui, bien nourri et en santé? La liste des décès et des amputations s'allonge tristement ici...
-Mon couple se porte à merveille. La venue du petit Jésus-Babou parmi nous a tricoté des mailles encore plus serrées entre son papa et moi. Perspective réjouissante! Puisse l'année qui s'en vient continuer ainsi!
-Je n'ai pas encore trouvé de garderie. Pardon, je devrais plutôt dire : je n'ai pas encore CHERCHÉ de garderie. Un emploi intéressant pourrait débloquer pour moi début mars. Remous, interrogations, anticipation. À suivre.
-Les rénos n'ont pas avancé d'une miette pendant tout le temps des fêtes. Notre cave, pas tout à fait terminée d'isolée, est une véritable passoire à air frette. Un morceau de robot pour les deux maîtres en environnement que nous sommes.
-Le logement en haut de notre duplex est encore vacant. Partagés sommes-nous entre la jouissance paisible des lieux et l'hypothèque franchement salée que nous assumons seuls. À qui la chance (personnes saines d'esprit, manifestez vous!).
-En 2009, j'ai dit adieu à la myopie, j'ai réglé plusieurs dossiers latents qui me chicotaient psychologiquement, et, la veine, je n'ai jamais été aussi mince. Contre toute attente, la maternité me réservait d'agréables surprises sur le plan physique. Yé!
-Peut-être est-ce le fait de ne pas avoir travaillé depuis décembre 2008, mais la diplômée en rédaction que je suis fait d'atroces erreurs de français et doit tout relire quatre fois ce qu'elle écrit pour ne pas crever de honte.
-En 2007, j'amorçais la rédaction d'un essai. Ma résolution était donc fort à propos : cesser la procrastination. Trois ans plus tard, je me donne encore environ 9/10. C'est la seule résolution que j'ai prise dans ma vie. Ça peut paraître peu ambitieux, mais au moins, je la respecte!
Une heureuse année je nous souhaite!
jeudi 31 décembre 2009
Chéri, j'ai réduit le temps des fêtes à sa plus simple expression
Décidément, le temps des fêtes chez nous se sera déroulé sous le signe de la simplicité. Est-ce le fait d'avoir un p'tit Jésus-Babou bien à nous qui fait qu'on s'enroule aussi confortablement dans notre cocon? Sais pas. Tout ce que je peux dire, c'est que j'aime avoir le temps de me claquer une grille de mots croisés pendant que mon homme se casse le c... sur un sudoku, avec, en fond sonore, les gazouillis de Babou qui se fait un pique-nique de lacets sur le tapis d'entrée. J'aime, j'aime, j'aime!
Noël 2009 fut particulièrement dépourvu d'artifices, au plus grand bonheur de ma famille et de ma belle-famille. Je ne sais plus trop quand ni comment, mais on en est arrivés à ne plus se faire de cadeaux. Ni d'échanges de cadeaux à 5, 10, 15 ou 20 $. Non, rien de rien, je ne regrette rien et c'est tellement parfait comme ça!
Bon, Noël c'est Noël, et les petits-enfants ont eu leurs surprises à déballer. Mais nous, les grands, les avons regardé hurler de joie parmi les choux et le papier déchiqueté. Pour son premier Noël, Babou a reçu un bébé, voire une petite poupée tout de rose vêtue, que j'ai aussitôt baptisée Dougoutigui. Allez savoir pourquoi, ce terme désigne normalement un chef de village africain, idéalement édenté, bicentenaire et arthritique. Ça tranche diamétralement avec la jolie poupette dodue, mais bon, c'est le premier nom qui m'est venue à l'esprit quand ce fut le temps de lui en donner un!
Pas de cadeaux, donc, pour nos familles respectives. Pas de cassage de tête pour se trouver des suggestions qui pousseront nos proches à aller s'endetter dans des centres commerciaux remplis d'ahuris shootés aux fausses aubaines. Pas d'achats désespérés en priant pour que cela plaise au beau-frère qu'on connaît si peu. Pas d'obligation d'acheter "juste un petit quelque chose à 15 $" qui pourra autant convenir à une fillette de quatre ans qui tripe sur Dora qu'à un grand-père assoiffés de livres historiques relatant le conflit 39-45.
Rien de tout cela. Que des marches à l'extérieur, du sucre à la crème pour déjeuner, une partie de serpents et échelles, des soupers tranquilles en famille, des journées à thématique pantalons de jogging.
Soupir de contentement. Merci à toute ma famille d'être aussi accommodante et d'embarquer avec joie et soulagement dans la simplicité, de se contenter de l'essentiel, de manger, de parler, de jouer. D'être ensemble.
Noël 2009 fut particulièrement dépourvu d'artifices, au plus grand bonheur de ma famille et de ma belle-famille. Je ne sais plus trop quand ni comment, mais on en est arrivés à ne plus se faire de cadeaux. Ni d'échanges de cadeaux à 5, 10, 15 ou 20 $. Non, rien de rien, je ne regrette rien et c'est tellement parfait comme ça!
Bon, Noël c'est Noël, et les petits-enfants ont eu leurs surprises à déballer. Mais nous, les grands, les avons regardé hurler de joie parmi les choux et le papier déchiqueté. Pour son premier Noël, Babou a reçu un bébé, voire une petite poupée tout de rose vêtue, que j'ai aussitôt baptisée Dougoutigui. Allez savoir pourquoi, ce terme désigne normalement un chef de village africain, idéalement édenté, bicentenaire et arthritique. Ça tranche diamétralement avec la jolie poupette dodue, mais bon, c'est le premier nom qui m'est venue à l'esprit quand ce fut le temps de lui en donner un!
Pas de cadeaux, donc, pour nos familles respectives. Pas de cassage de tête pour se trouver des suggestions qui pousseront nos proches à aller s'endetter dans des centres commerciaux remplis d'ahuris shootés aux fausses aubaines. Pas d'achats désespérés en priant pour que cela plaise au beau-frère qu'on connaît si peu. Pas d'obligation d'acheter "juste un petit quelque chose à 15 $" qui pourra autant convenir à une fillette de quatre ans qui tripe sur Dora qu'à un grand-père assoiffés de livres historiques relatant le conflit 39-45.
Rien de tout cela. Que des marches à l'extérieur, du sucre à la crème pour déjeuner, une partie de serpents et échelles, des soupers tranquilles en famille, des journées à thématique pantalons de jogging.
Soupir de contentement. Merci à toute ma famille d'être aussi accommodante et d'embarquer avec joie et soulagement dans la simplicité, de se contenter de l'essentiel, de manger, de parler, de jouer. D'être ensemble.
mercredi 23 décembre 2009
Quand papa réalise que...
-son Babou, à neuf mois, passe le plus clair de son temps à farfouiller partout;
-ce faisant, préparer le café matinal devient une entreprise hasardeuse si, toutes les vingt secondes, on doit aller empêcher une menotte de saisir une bouteille d'alcool à friction ou un cordon de store trop long, et une petite bouche d'engloutir une chaussette sale et égarée ou un raisin qui a roulé par terre au courant du siècle dernier;
-surveiller un enfant en se faisant la barbe relève de l'exploit olympique et ne donne pas toujours de bons résultats;
-un matin (une toute petite heure en fait) passée seul avec Babou (quand maman se prélasse sous la douche, se crème, s'habille en toute quiétude, moment de grâce s'il en est un) ne permet pas nécessairement de se claquer la version weekend du journal local...
eh bien merci Babou d'avoir si bien enseigné à ton papa pourquoi ta maman, le soir, fonce au pas de course dans le lit conjugal et sombre immédiatement dans un coma abyssal.
Enfin, papa a compris pourquoi les journées de sa douce moitié se terminent invariablement en queue de poisson avant même que ne s'éteigne la minuterie des lumières de Noël!
-ce faisant, préparer le café matinal devient une entreprise hasardeuse si, toutes les vingt secondes, on doit aller empêcher une menotte de saisir une bouteille d'alcool à friction ou un cordon de store trop long, et une petite bouche d'engloutir une chaussette sale et égarée ou un raisin qui a roulé par terre au courant du siècle dernier;
-surveiller un enfant en se faisant la barbe relève de l'exploit olympique et ne donne pas toujours de bons résultats;
-un matin (une toute petite heure en fait) passée seul avec Babou (quand maman se prélasse sous la douche, se crème, s'habille en toute quiétude, moment de grâce s'il en est un) ne permet pas nécessairement de se claquer la version weekend du journal local...
eh bien merci Babou d'avoir si bien enseigné à ton papa pourquoi ta maman, le soir, fonce au pas de course dans le lit conjugal et sombre immédiatement dans un coma abyssal.
Enfin, papa a compris pourquoi les journées de sa douce moitié se terminent invariablement en queue de poisson avant même que ne s'éteigne la minuterie des lumières de Noël!
vendredi 11 décembre 2009
Être pâtissière n'est pas héréditaire
En général, je cuisine vachement bien. Vraiment bon, ce que je mitonne. Rien de compliqué, oh ça non. Je n'aime pas dutout m'enfarger dans les convenances de balances alimentaires, douilles à glaçage, ramequins par ci, caquelon par là et tout le saint-frusquin d'usage dans les recettes à 100 $.
Mon truc à moi, ce sont les bons petits plats hivernaux qui cuisent loooongtemps. Je me réjouis, que dire, je délire à l'idée de balancer une semelle de botte dans la mijoteuse et de déguster, huit heures plus tard, une viande tendre qui s'effiloche à la fourchette, entourée de bons légumes, le tout rehaussé d'épices simples mais terriblement bien dosées.
J'éprouve aussi une affection toute particulière pour les muffins. J'en collectionne littéralement les recettes. Encore là, rien de compliqué dans la confection des petits gâteaux santé. Et en toute humilité, je les réussis bougrement bien.
Par contre, oulà, je n'excelle pas, mais alors pas du tout, dans l'art de la pâte. Pas pâte spaghetti-macaroni. Non, plutôt pâte comme dans celle qu'on taponne-mais-pas-trop, roule mais-pas-trop, enfarine-mais-pas-trop pour finalement, en priant tous les saints du ciel, décoller du comptoir en retenant son souffle, soulever en récitant un rosaire, puis engoncer dans un plat à tarte en sacrant comme un chartier. Pâte à tarte pour les intimes, donc.
J'haaaaaaaaguiiiiis faire d'la pâte à tarte, au point de m'en réveiller la nuit.
Paradoxalement, je cultive en même temps que ma sainte-horreur de la pâte à tarte un orgueil presque malsain sous forme de véritable lutte intérieure entre ma haine et mon moi-même et dont l'issue est toute simple : pas question que j'achète de la pâte toute faite. No way les marmitons. Quitte à blasphémer jusqu'à en perdre mon dentier.
Il faut dire que ma grand-mère en faisait une inoubliable. Avec sa dizaine de mioches, elle n'a disons pas eu trop le choix de faire de l'excellente pâte à tarte. Chez elle, je ne me souviens pas d'un repas ne se terminant pas par une tarte, toujours délicieuse, feuilletée, coquette, parfaite.
Tout un contraste avec mon amas informe façon patchwork, fendillé, rapiécé, trop manipulé, inégal, disloqué, disjoint, douloureusement différent des oeuvres d'art en dentelle de farine et saindoux de grand-maman.
Si ma pâte est un truc moche et difficile à manier :
-est-ce la faute de cette super farine de blé entier bio que je m'entête à utiliser par souci d'apport en fibres (ridicule, j'en conviens, puisque saindoux arrive en deuxième dans la liste d'ingrédients)?
-est-ce parce que je ne mets pas assez d'eau? farine? gras (impossible)?
Non.
Je vais vous le dire, moi, pourquoi ma pâte à tarte ne gagnera jamais de concours.
C'est à cause de ma mère. Ou plutôt, de mon père. Qui, alors qu'il était jeune marié, s'est foutu de la gueule de la tarte aux bleuets que venait de concocter ma mère (digne fille de la fée pâtissière plus tôt mentionnée). Semble-t-il que ladite pâte à tarte tenait davantage du papier cellophane que de la délicieuse croûte dorée et feuilletée, à tel point qu'on en voyait les jolis p'tits bleuets à travers.
Depuis ce jour, ma mère tente de survivre avec sa hantise de la pâte à tarte. Qui semble être devenue, ma foi, une véritable tare génétique.
Vraiment, être pâtissière n'est pas héréditaire.
Mon truc à moi, ce sont les bons petits plats hivernaux qui cuisent loooongtemps. Je me réjouis, que dire, je délire à l'idée de balancer une semelle de botte dans la mijoteuse et de déguster, huit heures plus tard, une viande tendre qui s'effiloche à la fourchette, entourée de bons légumes, le tout rehaussé d'épices simples mais terriblement bien dosées.
J'éprouve aussi une affection toute particulière pour les muffins. J'en collectionne littéralement les recettes. Encore là, rien de compliqué dans la confection des petits gâteaux santé. Et en toute humilité, je les réussis bougrement bien.
Par contre, oulà, je n'excelle pas, mais alors pas du tout, dans l'art de la pâte. Pas pâte spaghetti-macaroni. Non, plutôt pâte comme dans celle qu'on taponne-mais-pas-trop, roule mais-pas-trop, enfarine-mais-pas-trop pour finalement, en priant tous les saints du ciel, décoller du comptoir en retenant son souffle, soulever en récitant un rosaire, puis engoncer dans un plat à tarte en sacrant comme un chartier. Pâte à tarte pour les intimes, donc.
J'haaaaaaaaguiiiiis faire d'la pâte à tarte, au point de m'en réveiller la nuit.
Paradoxalement, je cultive en même temps que ma sainte-horreur de la pâte à tarte un orgueil presque malsain sous forme de véritable lutte intérieure entre ma haine et mon moi-même et dont l'issue est toute simple : pas question que j'achète de la pâte toute faite. No way les marmitons. Quitte à blasphémer jusqu'à en perdre mon dentier.
Il faut dire que ma grand-mère en faisait une inoubliable. Avec sa dizaine de mioches, elle n'a disons pas eu trop le choix de faire de l'excellente pâte à tarte. Chez elle, je ne me souviens pas d'un repas ne se terminant pas par une tarte, toujours délicieuse, feuilletée, coquette, parfaite.
Tout un contraste avec mon amas informe façon patchwork, fendillé, rapiécé, trop manipulé, inégal, disloqué, disjoint, douloureusement différent des oeuvres d'art en dentelle de farine et saindoux de grand-maman.
Si ma pâte est un truc moche et difficile à manier :
-est-ce la faute de cette super farine de blé entier bio que je m'entête à utiliser par souci d'apport en fibres (ridicule, j'en conviens, puisque saindoux arrive en deuxième dans la liste d'ingrédients)?
-est-ce parce que je ne mets pas assez d'eau? farine? gras (impossible)?
Non.
Je vais vous le dire, moi, pourquoi ma pâte à tarte ne gagnera jamais de concours.
C'est à cause de ma mère. Ou plutôt, de mon père. Qui, alors qu'il était jeune marié, s'est foutu de la gueule de la tarte aux bleuets que venait de concocter ma mère (digne fille de la fée pâtissière plus tôt mentionnée). Semble-t-il que ladite pâte à tarte tenait davantage du papier cellophane que de la délicieuse croûte dorée et feuilletée, à tel point qu'on en voyait les jolis p'tits bleuets à travers.
Depuis ce jour, ma mère tente de survivre avec sa hantise de la pâte à tarte. Qui semble être devenue, ma foi, une véritable tare génétique.
Vraiment, être pâtissière n'est pas héréditaire.
lundi 7 décembre 2009
De beaux petits dodos
Ça y est. Après plus qu'une semaine de réussite constante, je peux l'affirmer sans avoir trop peur d'un grand revirement de situation. Mon petit Babou fait désormais ses nuits.
...
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh. S-O-U-L-A-G-E-M-E-N-T.
...
Vous avais-je dit que mon Babou faisait ses nuits?
À huit mois et demi, madame démontrait de plus en plus de signes qu'elle était prête à passer plus que trois heures sans trinquer dans mon décolleté nocturne.
Bon, cela dit, je me suis brisée le coeur moi-même en la laissant pleurer une nuit. Je précise toutefois qu'après 40 minutes de pleurs intenses (lire tragiquement insupportables), ma fille s'est rendormie jusqu'au petit matin. La nuit suivante, elle a pieuté du sommeil du juste douze heures d'affilée. Depuis ce jour (nuit) mémorable, le petit Titi d'amour s'enfile à peu près toujours cette même dose bénéfique de ronronpetitpatapon sans réclamer sa maman.
Incroyable, n'est-ce pas?
Ceci dit, j'étais vraiment à bout de patience. J'en avais terriblement marre d'endormir Babou pour chaque sieste, en plus d'accourir deux à trois fois par nuit pour permettre à mon bébé de bien se rendormir dans le réconfort du giron maternel et de son précieux élixir.
Maintenant, les siestes. Pas toujours facile pour Babou de s'endormir seule, mais on y travaille.
Et à l'approche du temps des fêtes, le test fatidique du dodo ailleurs a été passé haut la main. Bébé a très bien dormi, douze heures, chez mes parents. Re-super.
Ah, ce que c'est chouette, durant la nuit, de ne plus sortir de la couette!
...
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh. S-O-U-L-A-G-E-M-E-N-T.
...
Vous avais-je dit que mon Babou faisait ses nuits?
À huit mois et demi, madame démontrait de plus en plus de signes qu'elle était prête à passer plus que trois heures sans trinquer dans mon décolleté nocturne.
Bon, cela dit, je me suis brisée le coeur moi-même en la laissant pleurer une nuit. Je précise toutefois qu'après 40 minutes de pleurs intenses (lire tragiquement insupportables), ma fille s'est rendormie jusqu'au petit matin. La nuit suivante, elle a pieuté du sommeil du juste douze heures d'affilée. Depuis ce jour (nuit) mémorable, le petit Titi d'amour s'enfile à peu près toujours cette même dose bénéfique de ronronpetitpatapon sans réclamer sa maman.
Incroyable, n'est-ce pas?
Ceci dit, j'étais vraiment à bout de patience. J'en avais terriblement marre d'endormir Babou pour chaque sieste, en plus d'accourir deux à trois fois par nuit pour permettre à mon bébé de bien se rendormir dans le réconfort du giron maternel et de son précieux élixir.
Maintenant, les siestes. Pas toujours facile pour Babou de s'endormir seule, mais on y travaille.
Et à l'approche du temps des fêtes, le test fatidique du dodo ailleurs a été passé haut la main. Bébé a très bien dormi, douze heures, chez mes parents. Re-super.
Ah, ce que c'est chouette, durant la nuit, de ne plus sortir de la couette!
vendredi 27 novembre 2009
Pulsion destructrice
Parfois, une idée débile me passe par la tête. Habituellement, elle est aussitôt évacuée par la parfaite ménagère et maman exemplaire, patiente, vertueuse et imperturbable que je suis.
Pas aujourd'hui.
Tandis que je tombais de fatigue devant mon évier, après avoir lavé le Kilimanjaro de vaisselle sale habituel, je me voyais fort malaisée de frotter (encore) la plaque sur laquelle ont grillé ce matin mes poivrons rouges. Carbone est ce qui se rapproche le plus du descriptif à utiliser ici, pour vous situer quant à l'état de la chose.
À côté de la plaque, un poêlon qui n'a plus de T-Fal que la marque, collé, que dire, calcifié de jaune d'oeuf, à propos duquel l'homme avait ce matin même déclaré : On va le cr*&&er aux poubelles. Lui aussi attendait que je le fasse reluire.
Or cette joyeuse idée débile me passe par la tête.
J'ai envie de lancer ces deux vieilles merdes dehors, dans la cour.
Ce que je fis, quitte à avoir l'air d'une vraie folle, sous l'oeil admiratif de mon homme qui réparait la margelle.
Et la plaque, et le poêlon ont commis un bruit horrible de tôle froissé en atterrissant dans mon driveway.
Libérateur.
Note à moi-même : à refaire.
Pas aujourd'hui.
Tandis que je tombais de fatigue devant mon évier, après avoir lavé le Kilimanjaro de vaisselle sale habituel, je me voyais fort malaisée de frotter (encore) la plaque sur laquelle ont grillé ce matin mes poivrons rouges. Carbone est ce qui se rapproche le plus du descriptif à utiliser ici, pour vous situer quant à l'état de la chose.
À côté de la plaque, un poêlon qui n'a plus de T-Fal que la marque, collé, que dire, calcifié de jaune d'oeuf, à propos duquel l'homme avait ce matin même déclaré : On va le cr*&&er aux poubelles. Lui aussi attendait que je le fasse reluire.
Or cette joyeuse idée débile me passe par la tête.
J'ai envie de lancer ces deux vieilles merdes dehors, dans la cour.
Ce que je fis, quitte à avoir l'air d'une vraie folle, sous l'oeil admiratif de mon homme qui réparait la margelle.
Et la plaque, et le poêlon ont commis un bruit horrible de tôle froissé en atterrissant dans mon driveway.
Libérateur.
Note à moi-même : à refaire.
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